Congé de maternité et congé parental : ce que toute résidente en médecine devrait savoir

Qu’une grossesse pendant votre résidence soit planifiée ou une surprise totale, vous aurez une multitude de choses auxquelles penser pour vous organiser, au point de vous donner le tournis.

En effet, un congé de maternité et un congé parental pendant la résidence demandent toute une organisation. Vous serez peut-être pressée de retourner au travail pour des raisons financières. Dans certaines spécialités, par exemple en chirurgie, les résidentes craignent parfois d’être mal vues parce qu’elles prennent un congé. Il n’en demeure pas moins qu’avoir un enfant pendant la résidence a ses avantages. Par exemple, ce sera peut-être la seule fois en carrière où vous pourrez avoir un congé payé grâce aux prestations d’assurance-emploi (AE) et autres indemnités.

La bonne nouvelle, c’est qu’en planifiant le moindrement, vous pourrez bien vous préparer financièrement (et mentalement) et partir en paix. Voici quelques-uns des aspects à prévoir.

Répercussions du congé sur la résidence

Pour planifier votre congé, vous devez prendre conscience de ses répercussions sur votre résidence.

Discutez avec votre directeur de programme au sujet de la politique de la faculté concernant les congés de maternité pendant la résidence. Par exemple, dans certains cas, vous ne devriez pas être tenue de faire des gardes de nuit après un certain nombre de semaines de grossesse. Sachez également que le fait de prendre un congé de maternité ou un congé parental aura pour effet de prolonger la durée de votre résidence. Vous devrez reprendre le temps perdu pour répondre aux exigences de votre programme de formation. N’oubliez pas non plus que les examens de certification donnant le droit d’exercer n’ont lieu qu’une ou deux fois par année.

Prestations de maternité et prestations parentales offertes

Vous êtes peut-être admissible à diverses prestations qui vous aideront à subvenir à vos besoins financiers pendant votre congé, y compris les prestations d’AE et celles de votre association de résidents.

1) Prestations d’assurance-emploi

Pendant un congé, des prestations de maternité et des prestations parentales correspondant à 55 % de votre salaire de base (jusqu’à concurrence d’un maximum donné) vous sont versées. Calculez le montant auquel vous pourriez avoir droit à l’aide de cette calculatrice. Pour y être admissible, vous devez avoir accumulé au moins 600 heures d’emploi assurable au cours des 52 semaines ayant précédé le début de vos prestations ou depuis le début de votre dernière période de prestations, la période la plus courte étant retenue.

Remarque. – Si vous habitez au Québec, les prestations de maternité, de paternité et d’adoption de même que les prestations parentales sont versées par le gouvernement provincial. Pour en savoir plus sur le congé de maternité et le congé parental, consultez notre article Conjuguer médecine et bébé au Québec.

Voici quelques données sur le programme de l’AE pour 2020 :

  • prestations de maternité : jusqu’à 15 semaines pour la personne qui donne naissance (y compris les mères porteuses), puis possibilité de prestations parentales;
  • prestations parentales standards : jusqu’à 40 semaines, qui peuvent être partagées entre les deux parents, mais un parent ne peut bénéficier de plus de 35 semaines de prestations. Le versement maximum hebdomadaire est de 573 $;
  • prestations parentales prolongées : jusqu’à 69 semaines, qui peuvent être partagées entre les deux parents, mais un parent ne peut bénéficier de plus de 61 semaines de prestations. Le versement maximum hebdomadaire est de 344 $.

2) Prestations des associations de résidents

Vous pouvez peut-être bénéficier de prestations complémentaires à celles de l’AE par l’entremise de votre association de résidents. Par exemple, en Ontario, la convention conclue entre la Professional Association of Residents of Ontario (PARO) et le Council of Academic Hospitals of Ontario (CAHO) (en anglais) prévoit jusqu’à 27 semaines de prestations complémentaires (15 semaines de congé de maternité et 12 semaines de congé parental). En outre, elle prévoit 12 semaines de prestations complémentaires pour les personnes qui ne prennent que le congé parental (pères et parents adoptifs). Ces prestations s’ajoutent à tous vos revenus hebdomadaires, jusqu’à concurrence de 84 % de votre salaire de base.

Du côté du Québec, on prévoit 18 semaines de prestations de maternité du RQAP (à 70 % du salaire plus une indemnité de l’employeur, en l’occurrence la Fédération des médecins résidents du Québec, ce qui donne 95 % du salaire habituel incluant les primes) et trois semaines de prestations parentales du RQAP (à 70 % du salaire plus une indemnité, ce qui donne 95 % du salaire habituel incluant les primes.

Vérifiez la convention conclue par votre association de résidents pour en savoir plus sur les prestations de congé de maternité et de paternité offertes dans votre province ou territoire.

Assurance vie et assurance invalidité

Communiquez avec votre association médicale provinciale ou territoriale pour connaître les répercussions que peuvent avoir les congés sur vos protections d’assurance, qui varient d’une association à une autre.

Par exemple, en Ontario, les médecins résidents qui ont souscrit une assurance vie ou invalidité auprès de l’Ontario Medical Association conservent leurs protections pendant un congé de maternité, en plus de continuer de toucher leurs prestations de la PARO (en anglais).

Allocations pour enfants

Vous êtes peut-être admissible aux programmes gouvernementaux de prestations pour enfants tels que l’Allocation canadienne pour enfants (ACE).

L’ACE est un montant non imposable versé aux familles chaque mois pour les aider à subvenir aux besoins des enfants (jusqu’à leurs 18 ans). Elle est accessible dans toutes les provinces et les Territoires du Nord-Ouest.

La plupart des provinces offrent en plus leurs propres programmes aux familles admissibles.

Services de garde

Les services de garde d’enfants coûtent cher, et ils ne sont pas toujours faciles à trouver. Examinez vos options dès que possible pour trouver celle qui vous convient le mieux et ne pas vous laisser prendre au dépourvu le moment venu de retourner au travail.

À l’échelle du Canada, les frais de garde peuvent varier de 200 $ jusqu’à 1 685 $ par mois, selon une enquête menée en 2019 par le Centre canadien de politiques alternatives.

Essayez de sortir des sentiers battus dans la planification des services de garde. Différentes solutions conjuguées pourraient mieux répondre à vos besoins, par exemple le recours à une garderie et parallèlement, à un proche parent, ou encore le partage d’une gardienne avec une autre famille. À moins que votre conjoint ne décide de rester à la maison!

Régime enregistré d’épargne-études

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à investir dans l’éducation de votre enfant. Le régime enregistré d’épargne-études (REEE) est un régime d’épargne à imposition différée offert par le gouvernement du Canada. Il permet de mettre de côté jusqu’à 50 000 $ par enfant sans payer d’impôt sur les revenus gagnés avant leur retrait.

Chaque année où vous cotisez, le gouvernement fédéral verse un montant dans le REEE de votre enfant pour vous aider à faire fructifier votre épargne plus rapidement. La partie versée par le gouvernement, soit la Subvention canadienne pour l’épargne-études, peut atteindre 7 200 $ par enfant jusqu’à qu’il atteigne ses 18 ans.

Votre enfant doit avoir un numéro d’assurance sociale pour que vous puissiez ouvrir un REEE à son nom; ne tardez pas à en faire la demande.

Communiquez avec un conseiller MD* pour en savoir davantage sur la planification d’un congé de maternité et d’un congé parental.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

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