10 conseils fiscaux pour les médecins pour l’année 2017

December 15, 2017

Les impôts, plus particulièrement l’impôt sur le revenu fédéral et provincial, constitueront tout au long de votre carrière de médecin une de vos dépenses les plus importantes. Il est donc sensé pour vous de tenter de réduire le plus possible l’impôt exigible afin d’optimiser votre situation financière.

Voici 10 façons d’économiser de l’impôt en cette période de production des déclarations de revenus pour l’année 2017 (et quelques conseils à appliquer tout au long de l’année).

1. Profitez des avantages d’un CELI

Accumulez de l’épargne dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Les revenus d’un CELI (intérêts, dividendes ou gains en capital) ne sont pas imposables. Vous pouvez cotiser jusqu’à 5 500 $ cette année (le plafond de cotisation est indexé à l’inflation et arrondi au 500 $ près) et retirer votre argent à tout moment, sans conséquence fiscale.

2. Maximisez les cotisations à votre REER

Si vous disposez des droits de cotisation nécessaires, réduisez votre revenu imposable en cotisant à un régime enregistré d’épargne-retraite  (REER). L’argent détenu dans ce régime peut croître et fructifier à l’abri de l’impôt aussi longtemps que vous n’effectuez pas de retrait (en règle générale, l’argent est retiré à la retraite, lorsque le revenu se situe dans une fourchette d’imposition inférieure).

3. Épargnez en prévision des études de vos enfants

Le régime enregistré d’épargne-études (REEE) est l’outil idéal pour épargner en vue des études postsecondaires de vos enfants. Les cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable, mais elles peuvent croître et fructifier avec report d’impôt. L’argent retiré est imposé dans les mains de l’enfant selon la fourchette d’imposition de son revenu. De plus, l’État offre des subventions aux titulaires d’un REEE afin de les aider à atteindre plus rapidement leurs objectifs d’épargne.

4. Déménagez au bon moment

Si vous terminez vos études en 2018 et que vous prévoyez commencer à exercer la médecine vers la fin de l’année, une planification intelligente de votre déménagement pourrait vous faire épargner de l’impôt. Votre revenu annuel sera imposé au taux de votre province de résidence au 31 décembre; pas selon le taux de la province où vous avez habité pendant l’année. Si vous déménagez dans une province où le taux d’imposition est inférieur, faites-le avant le 31 décembre. Si vous déménagez dans une province où le taux d’imposition est supérieur, il vaut mieux attendre à l’année suivante. Certaines exceptions peuvent s’appliquer en ce qui concerne les revenus de travailleur autonome.

5. Déduisez vos dépenses de frais de garde d’enfants

Si, comme de nombreux médecins occupés ou familles dont les parents sont tous les deux médecins, vous embauchez à temps plein une personne pour qu’elle s’occupe de vos enfants, le conjoint au revenu le plus bas peut déduire les frais de garde d’enfants admissibles (certains maximums s’appliquent selon l’âge de l’enfant ou selon qu’il souffre ou non d’un handicap physique ou mental).

6. Tenez vos dossiers en ordre

Une bonne tenue de dossiers est essentielle à une planification fiscale réussie. Une déduction ou un crédit d’impôt peut vous être refusé par l’Agence du revenu du Canada si vous ne disposez pas d’un reçu ou d’une pièce justificative à l’appui. Des registres exacts et complets peuvent aussi limiter le temps consacré à de futures évaluations, nouvelles évaluations ou audits.

7. Déduisez les cotisations syndicales, professionnelles et autres

Les frais d’adhésion à une association provinciale ou territoriale ou à un collège de médecins ou de chirurgiens (adhésion obligatoire pour conserver un statut professionnel reconnu par la loi) sont en règle générale déductibles. Les cotisations syndicales payées à une association provinciale de résidents (p. ex., Fédération des médecins résidents du Québec, PARO, Maritime Resident Doctors, etc.) sont habituellement aussi déductibles d’impôt.

8. Réclamez les dépenses d’emploi admissibles

Si votre employeur exige que vous utilisiez votre propre véhicule pour vous déplacer ailleurs qu’à votre lieu habituel de travail (par exemple, le département de l’hôpital où vous travaillez) sans vous offrir de remboursement ni d’allocation libre d’impôt pour couvrir vos frais, vous avez peut‐être le droit de déduire une partie des dépenses liées à l’utilisation de votre véhicule. Par exemple, de nombreux résidents en médecine familiale utilisent leur véhicule pour visiter des patients à domicile. Les frais de déplacement connexes devraient être admissibles à titre de dépenses d’emploi.

9. Investissez votre remboursement d’impôt

Il est tentant de considérer un remboursement d’impôt comme de l’argent « gratuit », mais plutôt que de le dépenser, pourquoi ne pas vous en servir pour effectuer un versement additionnel en remboursement de vos prêts étudiants ou de votre marge de crédit, pour régler le solde de vos cartes de crédit, ou pour investir dans votre REER ou votre CELI? Si vous épargnez pour financer les études d’un enfant, vous pourriez également songer à ouvrir un REEE ou à cotiser à un REEE existant.

10. Donnez à des organismes de bienfaisance

En effet, les dons de 200 $ ou plus donnent droit à un crédit d’impôt non remboursable de 40 % à 50 % du montant du don, selon la province ou le territoire de résidence. Si vous faites un don en nature (p. ex, des actions et des parts de fonds communs admissibles qui s’accompagnent de gains en capital non réalisés), vous pourriez économiser encore plus d’impôt. 

Si vous avez des questions au sujet de ces conseils fiscaux, consultez votre fiscaliste et votre conseiller MD pour obtenir plus de renseignements 

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