Quand son enfant fait une demande en médecine : guide financier du parent d’un futur médecin

July 19, 2019

           

Vous apprenez que votre fils ou votre fille envisage sérieusement de s’inscrire en médecine. Tout d’abord, félicitations, maman ou papa, vous êtes une source d’inspiration!

Vous revoyez ensuite très clairement votre propre parcours, long et intense, à la faculté de médecine et à la résidence. Puis vous apprenez avec surprise à quel point les droits de scolarité ont augmenté depuis votre passage.

Votre enfant suit peut-être vos pas, mais ses études coûteront inévitablement plus cher que le même cursus il y a 20 ans. Heureusement, des conseils professionnels – et vos économies – faciliteront ses débuts dans le programme de médecine.

La médecine et l’argent présentent des défis plus grands pour la génération d’aujourd’hui

La médecine semble parfois être une vocation familiale. Les enfants de médecins sont nombreux à suivre les traces de leurs parents. Les statistiques démontrent que 15 % étudiants en médecine au Canada ont un parent médecin1.

Toutefois, le coût des études en médecine aujourd’hui n’a rien à voir avec ce qu’il était autrefois. Durant les années 1980 et 1990, par exemple, les droits de scolarité des facultés de médecine ontariennes se situaient autour de 2 000 $ par année. Après avoir été déréglementés par la province en 1998, ils ont augmenté d’environ 5 % par année depuis. Les droits de scolarité en Ontario sont maintenant les plus élevés au Canada à plus de 25 000 $ par année en moyenne2.

Dans la plupart des provinces, le coût total des études en médecine peut facilement dépasser 100 000 $ lorsque l’on tient compte des frais de subsistance durant le doctorat et la résidence. Près du tiers des diplômés en médecine terminent leur formation avec une dette d’au moins 140 000 $3.

Le REEE ne suffit pas. Voici d’autres moyens d’économiser.

Si vous avez cotisé à un régime enregistré d’épargne-études (REEE) pour votre enfant, vous avez probablement profité de la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), qui permet de recevoir jusqu’à 7 200 $ pour des fonds équivalents. (Il n’est pas trop tard pour obtenir une partie de cette subvention si votre enfant a 17 ans ou moins.)

Cotiser à un REEE est un bon départ, mais le plafond de 50 000 $ à vie par bénéficiaire ne paiera qu’une partie des études en médecine.

Voici des stratégies qui pourraient stimuler la croissance de vos économies ou qui consistent à transférer de l’argent pour l’éducation de votre enfant de façon systématique et plus avantageuse du point de vue fiscal :

Le compte d’épargne libre d’impôt : Il peut être utilisé pour se bâtir un actif rapidement afin d’atteindre un objectif; on peut par exemple réserver des fonds pour l’éducation de son enfant. En investissant jusqu’à 6 000 $ après impôts par année4, les économies peuvent s’accumuler plus rapidement puisqu’elles ne sont pas imposables.

Le compte de placement non enregistré : Il est simple de créer un compte séparé et d’y placer vos remboursements d’impôt pour l’éducation de votre enfant. Vous détenez le plein contrôle des fonds, mais tous les revenus et gains en capital sont imposables, ce qui ralentit la croissance de l’actif au compte.

La fiducie familiale : Vous pouvez effectuer des placements au nom d’un étudiant par l’entremise d’un compte comme une fiducie familiale MD. Vous décidez du mode de gestion des actifs, et tous les gains imposables sont payés par le bénéficiaire à sa fourchette d’imposition inférieure. Cette stratégie peut entraîner des économies d’impôt substantielles.

La police d’assurance vie permanente : Cette option peut être un moyen efficace, d’un point de vue fiscal, de transférer de l’argent à un enfant pour quelque raison que ce soit. Les dépôts faits en surplus de la prime ont une valeur de rachat et peuvent croître avec un report d’impôt. La police peut être transférée à votre enfant lorsqu’il a 18 ans, en franchise d’impôt, pour qu’il puisse profiter de la valeur de rachat.

Faire des calculs avant l’entrée en médecine : vous n’avez pas à assumer toute la facture!

Les coûts des études en médecine ont peut-être changé, mais vous pouvez encore donner l’exemple à votre enfant en matière de finances en faisant des calculs ensemble et en trouvant des façons originales d’arriver à tout payer.

Établissez votre limite. Soyez réaliste quant au montant d’argent que vous pouvez et voulez fournir chaque année à votre enfant, et la période sur laquelle vous désirez le faire, afin de voir si vos économies seront suffisantes.

Faites des calculs. Commencez votre planification financière à l’aide de la calculatrice du coût des études en médecine de MD. Vous pouvez estimer le coût des droits de scolarité et des frais de subsistance, établir les sommes mensuelles à aller chercher dans les économies personnelles et le REEE, et ajouter les dépenses potentiellement couvertes par des subventions ou des bourses.

Cibler les manques. Si les fonds ne semblent pas suffisants pour payer les dépenses ou offrir un « coussin » pour les imprévus, il faudra recourir à d’autres moyens de financement. Il est très fréquent que les étudiants en médecine et les résidents contractent un prêt ou une ligne de crédit pour étudiants.

La ligne de crédit pour étudiants permet de s’adapter aux imprévus

Si les dépenses anticipées de votre futur étudiant en médecine sont supérieures à ce que vous avez pu économiser, vous pouvez lui proposer la ligne de crédit pour étudiants, une bouée de sauvetage offrant une grande flexibilité.

Il s’agit d’une des solutions les plus polyvalentes pour le plan financier de tout étudiant, du doctorat à la pratique en passant par la résidence. Contrairement au prêt, qui entraîne automatiquement une dette, la ligne de crédit est une somme d’argent disponible qui peut être empruntée par l’étudiant à sa discrétion, au besoin. Elle peut servir à payer les coûts des études en médecine, des droits de scolarité aux frais de subsistance, ainsi que toutes les dépenses imprévues inévitables. L’étudiant n’est pas tenu d’utiliser sa ligne de crédit, et les intérêts ne s’accumulent que sur la somme empruntée.

Avoir un plan d’épargne visant les études à long terme vous permet d’offrir une sécurité financière à un étudiant tout en mettant votre énergie sur d’autres priorités comme vos objectifs de retraite et les besoins de vos autres enfants ou petits-enfants.

Votre conseiller MD* peut passer en revue les stratégies qui cadreraient avec vos plans financiers et vos portefeuilles, et vous recommander des solutions de financement appropriées comme la ligne de crédit pour étudiants.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

1 Collier, Roger. « Medical School Admission Targets Urged for Rural and Low-Income Canadians », JAMC, 18 mai 2010, www.cmaj.ca/content/182/8/E327.

2 Mercer, Caroline. « Medical Students Protest Steadily Rising Tuition Fees », JAMC, 1er octobre 2018, www.cmaj.ca/content/190/39/E1177.

3 Association des facultés de médecine du Canada.

4 À l’heure actuelle, vous pouvez cotiser 6 000 $ par année à votre CELI – ou beaucoup plus si vous n’avez pas cotisé les années précédentes.

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